Il y a eu du monde ce lundi 12 novembre à l’Antisèche (le chiffre de 18 participants a même été évoqué), pour jouer dans la joie et dans la bonne humeur une sélection de morceaux tournant tous autour de la bouffe. Du bayou au paradis, du sable aux pissenlits, il y en avait pour tous les goûts et pour tous les styles. Les chansons mitonnées aux petits oignons se sont suivies sans temps mort, annoncées par moult sifflets et xylophones. A noter que les ustensiles de cuisine se diversifient : en plus des traditionnels œufs, harmonicas et du violonpoivre (© Sacrenouille), cette rencontre a été l’occasion d’apprécier les sonorités irlandaises du bodhran et même l’apparition surprise d’un violoncellelélé (© Théou si je ne m’abuse), plus communément appelé violon.

Ukulélélistes affammés dans une ambiance Hawaienne

Il y avait au menu ce soir :

En amuse-gueule, une composition de Danielsansespace : Mon propre restaurant. Une brochette de projets utopiques assaisonée de badabadas.

Suivi d’un apéritif cajun apporté par Prunelle : Jambalaya (on the bayou). Un arrangement simple de deux accords laissant toute latitude au blues de révéler ses saveurs.

En soupe : celle à la grand-mère d’Hugues Aufray, servie par Jean-Paul. Des saveurs country se mariant harmonieusement à une discussion sur les goûts et les couleurs.

Passage par le fast-food avec Erbaj : Cheeseburger in Paradise. Un habile sandwich de paradise, d’oeufs et de clap clap claps.

La charcuterie n’a pas été oubliée avec un hommage rendu par Gribuke (accompagnée par Ambroise Imbroglio à la petite voix) au cochon : Tout est bon dans le cochon. Une valse à 3 temps riche en bons morceaux et en cholestérol.

Ambroise Imbroglio a d’abord enchaîné avec la minute engagée en interprétant Patalo, combinant revendication et poésie avec un maestro que ne renierait pas les amateurs de nourriture al dente.

Après une réelle pause gastronomique, l’occasion de constater que le hamburger reste une valeur sûre de l’Antisèche, nous avons repris.

Hamburgers Antisèche

Est-ce la fatigue ? L’heure se faisant tardive ? Toujours étant que les plats se sont faits de plus en plus étrange au fur et à mesure. Jugez-en vous-même avec Manger du sable (Little4), recette audacieuse à base de je t’aime moi non plus ; et Raoul le Pitbull (l’auteur de ces lignes), rappelant les valeurs nutritionnelles de notre entourage sur un lit de métallophone et de strumming hasardeux.


Nous sommes vites revenus à des plats plus classiques (quoi que) avec Les crêpes aux champignons préparées avec amour par Renaud. Des houhouhou hous montant et montant encore accompagnant une attente aux doux accents de meurtre.

Théou (accompagné à la voix par Danielsansespace) nous a ensuite appris à assaisonner les Pissenlits : des lardons, du vinaigre et du kazoo, une recette simple à déguster sans trop tarder.

Enfin, Laurie Golote nous a proposé comme dessert The Amazing Patate Show (l’UkeDunumiste n’est visiblement pas très porté sur le sucré). Un classique de l’Internet saupoudré de voix d’Elfe et de violon.

Et c’est un bon boeuf de blues qui a fait office de digestif, faisant glisser les solos d’harmonica, de contrebasse, de violon (et aussi de ukulele) jusqu’au bout de la nuit.

Ainsi s’est fini ce repas gargantuesque, donnant un mois aux participants pour digérer avant la scène ouverte à venir le lundi 10 décembre. Plus de précisions à venir très prochainement.

Et parce qu’on ne change pas une recette qui a fait ses preuves, merci à Prunelle et Théou pour la réalisation de l’affiche, pour leur organisation et leurs coups de sifflet.

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