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Subversif
adj.(latin subversum, de subvertere, renverser)
Qui est de nature à troubler ou renverser l’ordre social ou politique.

Ces quelques mots extraits du Larousse suffiraient-ils à résumer la dernière rencontre en plein air de la saison ?
En l’espace d’un après-midi, L’UkeDunum aura subrepticement éclipsé quelques indignés madrilènes, 3 Pussy Riots et bien d’autres arrêteurs de chars, Place Tian’anmen.

Nos menaces n’avaient, semble-t-il, pas été prises au sérieux : présence de beaux bébés tout engourdis de sommeil et refusant la sieste, substances chocolatées et jus de goyave pur.
La Presse internationale s’en était fait l’écho et une vaillante journaliste arménienne fut donc exposée aux dangers d’un reportage sur le terrain.
Vint le temps des premiers accrochages. Un Joe Dassin en guise de salut amical à L’Ane à Tôles, notre auvergnat préféré, un est-ce que tu viens pour les vacances? dégoulinant de mélasse, la plume acerbe et sans concession de Danielsansespace et puis…Léo.
Nous ne saurons jamais qui de Léo Ferré ou de David et Jonathan aura mis le feu aux poudres ce jour-là. (Cliquer sur la flèche de droite pour passer aux morceaux suivants)

Vers 17h, la Police Municipale en faction intervient. Une policière armée de son plus grand sourire vient mettre un terme au barnum et remettre 11 ukulélistes et un joueur de contrebasselélé (autrement dit un violoncelliste) dans le droit chemin…celui du controversé Parc de la Feyssine en l’occurrence.
Intervention qui aura le mérite de redorer le blason de la Police lyonnaise, blason quelque peu ternie par les égarements récents de la PJ locale.

C’est donc au milieu des plants d’ambroisie et des défécations de léporidés que la tournée musicale se poursuivit et ce, dans une bonne humeur nullement altérée.
Un zeste de Formby sur Banjolélé Gretsch, un peu de bluegrass, de rock indé franco-suédois et de variété française.

Merci et bravo à tous les participants.

Le traditionnel tirage au sort a malgré tout eu lieu : Vêtements sera le thème retenu pour la prochaine rencontre d’octobre mais nous en reparlerons sur le blog en temps voulu.

Que faut-il retenir de tout cela ?
1. il faut une autorisation pour jouer au Parc de la Tête d’Or
2. d’après notre policière, les musiciens n’ayant pas le précieux sésame sont malgré tout tolérés par les forces de l’Ordre.

Par voie de conséquence (attention, communiqué officiel de L’UkeDunum) :
Cher(e) ami(e), toi qui as composé le 17 par trois fois cet après-midi, sache que nous reviendrons l’année prochaine au même endroit, à la Roseraie du Parc de la Tête d’Or pour des rencontres encore plus belles et ensoleillées.
L’UkeDunum s’engage solennellement  à être le prochain caillou dans ta chaussure, le tujon qui colle aux dents , un Goéland dans l’île des sentiments (© David & Jonathan, 1988)

Parole de lion.

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